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Le Royaume des Etoiles

Certains dissertent de quand sont apparus les hommes, de leur histoire et de qui ils descendent. Loin de moi l’idée de désaprouver ces recherches et les entreprises de ceux qui fouillent. Cependant, il est utile de constater qu’elles ne nous font rien apparaître d’absolu. N’est-il pas réducteur de construire une histoire sur des lieux, des temps et des êtres incertains ? C’est s’éloigner d’un des principes fondamentaux qui me couronnent la tête. De toutes ces histoires découlent souvent destruction, haine et violence. Des actes stupides qui reflètent une bassesse d’esprit à s’en rompre le cou… mais qui n’ont pas moins leur raison d’être. Et bien souvent, si la victime voyait en son agresseur, elle verrait une autre victime dont l’âme peut être plus meurtrie. Rien n’excuse cela et la seule réponse que j’adresse à quelqu’un qui m’énerve, c’est retourne en enfer. Mais c’est peine perdue d’expliquer à quelqu’un que la vérité est en lui et autour de lui. Tout est là.

Après avoir débattu des stupidités humaines qui se croyent aisément supérieures, signe de gangrène psychologique lorsqu’elle n’est pas fondée sur une certaine sagesse, je vous invite à rejoindre le royaume des étoiles. Avez-vous déjà admirés ces amas de feux cosmiques qui flamboient ? Cette immensité qui peut faire chavirer quelqu’un dans la démence ? Les hommes ont souvent peur de l’immensité, de l’inconnu, mais ne pourrais-ce pas être là un miroir ? Vous n’osez prendre conscience de ce que vous êtes. Vous êtes faits d’étoiles mes amis… Et les étoiles luttent entre feu et glace, création et destruction, et l’un n’est pas préférable à l’autre.

Le royaume des étoiles connaît une forteresse. Une forteresse d’union cosmique où règne l’Amor et Roma, le domaine des immortels. Bien et mal ont disparu depuis longtemps pour s’unir en une lumière dont les feux ne s’éteignent jamais. Là-bas réside le domaine ultime. C’est là que je vais, comme d’autres. Nos lumières, faîtes de ténèbres, d’or et de multiples rayons s’illuminent de plus en plus. Mais peut-être avons-nous tout faux. Ce qui brille est un leurre… Je crois que les quêtes de chacun ne sont pas faîtes pour devenir meilleurs mais bien pour se montrer digne de ce que l’on est inconsciemment. C’est accepter d’être soi. La quête ultime et un voyage vers soi. Connais-toi toi-même est-il dit. Cette quête que je poursuis sous le ciel de Tout, comment se traduit-elle pour moi ? Sous la forme du feu. Fureur sexuelle, combativité, art, rêve… C’est un mouvement unique qui est le mien, le feu. J’asphyxie celui des autres ou l’alimente. Pour toi princesse, je suis un feu bienfaisant et si parfois je te brûle, je m’en excuse.

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La Vérité

La vérité c’est qu’elle m’est essentielle. Nécessaire.

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Prise de Conscience

Les bases étaient là. Rien ne serait comme avant. Tant mieux, celui qui ressasse le passé est un fantôme. Etonnement, cette nuit était quelque peu étrange, car au réveil j’avais conscience d’avoir rêvé d’elles, de les avoir cotoyés dans une matrice supprimant les distances et les langues semble-t-il. Le souvenir des deux princesses… Signe que les temps changent. La vie de la princesse s’apprête-t-elle à changer de cap ? Je pars de ce principe et parlerais donc des victoires de la princesse. Pas de défaites ? Non, jamais. Pas pour nous en tout cas. La défaite des autres, oui, mais la princesse m’est alliée. Ce serait donc perte de raison d’insinuer des défaites dans cette âme si pure.

La vie est belle princesse. Il faut la force nécessaire pour y survivre. Toi tu l’as. Tu as su éveiller une part de toi que tu ne soupçonnais pas. Tu as trouvé des amis fidèles, en fait des amis car un ami est toujours fidèle. Autrement, ce ne sont que des spectres, des citrouilles que l’on éclate. Oui, tu n’es plus seule et désormais tu t’assumes, tu te considères comme adulte. Mais qu’est-ce qu’être adulte ? La maturité. Je ne vois pas beaucoup d’humains matures. Ne sois pas pressé car tu es resplendissante. Tu as confiance en toi.

Tu es allé au-delà de toi-même. Tu as été surpris de te trouver. Je n’ai plus l’illusion de continuer, ce serait renier. Je ne crois pas que ton futur puisse être autre que beau. Beau pour toi. Les mots ne sortent plus. J’ai compris, la troisième colonne, c’est la réalisation de ce futur. Me laisseras-tu t’aider ? Pour toi, je me suis fait libre constructeur des hautes oeuvres.

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Troisième et Dernière Complainte de la Princesse

Le sommeil persait sur moi. Mes forces s’affaiblissaient, j’ai donc réagi en apprenant à les contrôler,  à restaurer l’équilibre lorsqu’il se perdait. Après tout, il n’y a pas si longtemps, j’arrivais à guérir des éléments par acte de volonté. Consciemment cette fois, je souhaite un sommeil réparateur. Très court, trop court mais suffisant pour réveiller en moi des pulsions oubliées. C’est peut-être qu’en cet instant je me rapproche de l’autre moi. Les frontières tenderaient à se briser. Ainsi plus je m’efforcerais à dormir et plus je me réveillerai. Sympathique. Pour brûler le temps et m’accomplir, pour me rapprocher d’elle; l’étonner encore plus alors que je m’étonne moi-même. Les complaintes, je n’aime pas. Je n’ai jamais aimé. Lorsque ça m’arrive j’ai honte. Quelle faiblesse ! Mais l’avoir connue, c’est toujours une force, la surmonter et se surmonter. Je t’emménerai au-delà princesse.

Les complaintes deviendront victoire. Le futur sera beau ou ne sera pas. Je sauterais dans la spirale du temps pour acceuillir la future reine. Je montrerais à la princesse ce qu’elle peut être. Opération magique s’il en est. Mais qu’est-ce que tout cela sinon de la science ? Je ne connais pas une dynastie échappant à cette loi. L’Amour est Loi. Loi de l’univers, loi de kosmos, subsiste-tu au kaos ? C’est fort possible. Mais ce n’est pas de si tôt que j’irais traîner du côté des royaumes inconnus.

Ainsi j’achève ces complaintes, dernière pierre achevant la seconde colonne du temple. Tant de pensées et de rêves cristallisés ! La trosième est déjà là tout en n’y étant pas. Je t’attends princesse, en chair et en os. C’est si différent de voir quelqu’un que l’on a l’habitude de penser, de rêver. Encore plus belle, sans doute ! Je ne doute pas que le feu sera grand. Mon feu flamboiera d’une toute autre lumière.

Princesse qui pleurais, qui pleure et qui souriras.

Mon nom est Arthan : Respect et liberté : De brume, de sang et d’or : La victoire ou la mort.

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Deuxième Complainte de la Princesse

Où suis-je ? Tu es là dans une forteresse. Pourquoi est-ce que je me sens si mal ? Tu es près du gouffre. Vois-tu quelqu’un en ma compagnie ? Des transparences, désolé. Que dois-je faire ? Eloigne-toi du gouffre, reviens dans le camp de l’être, le non-être est un leurre. Pourquoi ? Tu as peur de tomber; cette peur te paralyse. Je t’empêcherais de tomber. S’il le faut je sauterais, j’ai des ailes. Et si tu n’en avais pas ? Alors je plongerais avec toi dans les abîmes. Quelle raison te pousserais à suivre ma folie ? Je suis ton ange gardien. Dis la vérité ! Pour toi, je suis le loup qui donne la vie; pour les autres, je suis le loup qui donne la mort. Qui es-tu ? La brume, la sang et l’or.

Princesse, tu me dis qu’ils t’ont abandonné. Je ne t’abandonnerai jamais. Mais il se pourrait que les choses changent, en fait elles changeront. Personne ne me trouvera, personne ne me connaîtra mais je garderais un oeil sur toi. N’oublie pas ceci. Je n’imagine peut-être pas à quel point. Les choses n’ont pas encore changé. Peut-être que je me trompe, peut-être me verras-tu. Quoi qu’il en soit, je serais là. Avant de partir, c’est toi que je verrais. Et tu t’éloigneras du gouffre.

Lumière divine sur la route de l’étoile ! C’est pour toi que je me bats. Ou devrais-je dire à cause de toi. Merci. Je t’ai déjà dit beaucoup de choses. Léonard de Vinci disait : « l’Amour triomphe de tout ». L’Amour est un feu et ce feu est gardé par les agents du feu. Feu beaucoup d’êtres victorieux. Pour nous, la défaite n’existe pas. Alors aie confiance en toi. Moi j’ai confiance. Et toi ? As-tu confiance en toi ? Aujourd’hui je ne pense pas, mais demain tu auras faim. Faim de lumière, et tu auras la joie.

Princesse qui pleurais, qui pleure et qui souriras.

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Complainte de la Princesse

Moi. La nuit. Dans ce silence. Le silence est aurore. Silentium est aureum. Pas de vanité, pas d’orgueuil, pas d’égoïsme. Liberté et respect. Toujours. C’est ça la lumière. Et cette nuit justement, je sentais que je devais changer. Je devais agir, c’était le moment. Partir vers cette autre terre qui est le champ de l’esprit. Agir de par sa volonté. Pour les autres, toujours pour les autres. C’est cela le service. Et elle est venue, je ne l’attendais pas… et cette tristesse dans ses yeux. Je garde le silence, les mots peuvent blesser; j’écoute et prodigue mes maigres conseils à une âme en peine mais si pure. Cette pureté que tant de vices tentent de détruire.

Démons, éloignez-vous ! J’ai fait le pacte de lumière, mon sang est inscrit sur les pierres de destinées, loin dans les astres. Ce monde m’est si distant, l’homme est si incompréhensible. Cet homme là qui n’est déjà plus un homme. Car je me souviens de l’homme, lui était fier. Mais dans ses chaînes que peut-il faire ? L’espoir… mais en elle je vois une lumière perdue, elle ignore où aller. Je lui ai dit, toi seule pourra sortir. Mais je serais là, ombre ensoleillée.

Dans ces ténèbres si étranges, si irréelles, elle perd confiance. Alors je ne lui dis pas « aie confiance en moi, je le mérite », ce serait trop simple. Je gardes le silence et parle par signe ou par symbole. Ma vision du temps est différente. La princesse pleure et qui la console ? J’étais assis dans la pénombre, au centre des pierres du sanctuaire. Je regardais au nord et pensais à Tuule. Quelle joie si elle pouvait accoster sur ce rivage !

Princesse qui pleurais, qui pleure et qui souriras.

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Troisième et Dernier Chant à la Princesse

Je me réveillais. Après cette nuit dans un monde de liberté, j’ouvrais mes paupières sur ma chambre et je me remémorais les faits de la veille. Je me souvenais. Les Dieux avaient levé un arc dans le ciel, ils lui avaient construits un temple digne d’elle. Si les ultimes puissances célestes m’accompagnaient dans cette quête d’amour, je ne pouvais que les en remercier. Lumière hyperboréenne !

Je faisais le point. Jusqu’alors il y avait trois princesses dans ma vie. Ma soeur, le Souhait, en qui se révélait déjà un fort caractère et une beauté plus qu’exceptionnelle; ma soeur, Armi, fatale beauté que j’aimais par dessus tout, guerrière; et enfin elle, la princesse, qui se reconnaîtra. Ce chant que je lui dédie sera le dernier, bouclons la boucle des trois pour oeuvrer aux deux prochaines fondations. Car c’est un triangle de feu que je lui offre. J’ai réfléchi, j’ai regardé en moi et j’ai vu que je n’étais pas encore assez fort. Cette lâche pensée de l’homme qui perd espoir, je la connaissais. L’être antérieur que désormais j’apercevais, en sommeil liturgique, réussi à me communiquer assez de force et d’expérience pour persévérer. Pour qu’enfin je sois lui et qu’il soit moi. Re-être soi en vérité. C’est sur le rituel du réveil que ma volonté se concentre.

J’apprends. Chaque instant qu’elle m’accorde, chaque seconde où je pense à elle, j’apprends. C’est une école de la force. Il faut aimer pour être soi, pour accepter d’être soi. Devenir ce que les autres attendent de moi, brandir l’épée. C’est elle qui me pousse à boire à cette source. C’est elle le facteur déclencheur qui fera de moi quelqu’un de meilleur. Elle sait que je lui donnerais tout. Et selon la loi, je lève ma voix. J’adresse au monde un serment.

Princesse je t’aimais, je t’aime et je t’aimerais.

Mon nom est Arthan : Respect et liberté : De brume, de sang et d’or : La victoire ou la mort.

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Deuxième Chant à la Princesse

Au commencement était le vide, le grand Ginnungagap, la matrice de toutes choses. Matière noire, matière qui voit naître et périr la lumière, théâtre immortel qui rend celle-ci si majestueuse. Lueur de Lune, lueur de Soleil, au temple éternel. Et toi, astre flamboyant, lumière nouvelle que je vénère…

Etrange Nemeton que ce lieu. Intime sanctuaire qui nous relie tous les deux. Sang de Dragon, la voilà donc. Je l’entends qui parle de moi, je la vois sourire et absorber tout ce que je dis sur elle. C’est elle où devrais-je dire c’est toi. Vénus, Marie, tant de noms qui t’habillent d’un manteau scintillant. Pas de faste, sans tout cela tu es toujours toi. Les divinités sont toujours nues.

Dans mon silence d’aurore, c’est fait. La grande oeuvre se réalise, c’est un culte que je te voue. Pourquoi pas une Rose-Croix pour le représenter ? Dans cette lointaine fraternité où je survis, tu es bien la seule à qui j’ai envie de tout donner. Rien de comparable, c’est mon monde. Par la vie et la mort, tu me renvoie le visage de quelqu’un que je redoute d’apercevoir. Et pourtant un jour il faudra faire sans. Bas les masques ! Rejoignons ce lieu que certains nomment terre de félicité et d’autres Tuule. Je serais toujours secret pourtant, un secret est toujours dangereux et il ne peut se dévoiler sous peine de châtiment. Et c’est mieux ainsi. Quelqu’un a dit : « l’héroïsme n’est qu’amour; il n’est pas effort ». Je suis ainsi ton héros, ton chevalier, toujours là pour toi, pour te chérir, te protéger, t’aider.

Princesse, je t’aimais, je t’aime et je t’aimerais.

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Chant à la Princesse

J’étais seul avec mes brumes, mon or et mon sang. Au fond de moi s’agitait la passion qui était encore bien étrange pour ma lumière…mais j’avais fini par l’accepter, sans opposer une seule résistance. Je tournais les yeux vers le dedans, me préparant à un départ irrévocable vers mes limbes, vers ce que je ressentais sans trop y croire moi-même tant cela m’était étranger. Je quittais ce monde pour parcourir celui secret de mon âme. Et j’étais là, dans le rêve.

Je devais lui dire et me le dire et seul un voyage dangereux pouvait le permettre. Toujours un voyage dangereux pour trouver la vérité. Je la cherchais, elle, la princesse, elle était forcément quelque part, peut-être cachée, peut-être endormie. Je ne m’étais pas préparé à ça, je pensais voir quelque chose de sublime mais c’était bien plus que ça. C’était suprême, c’était une étoile. Peut-être pas pour elle, peut-être pas pour les autres mais pour moi certainement, le doute n’était pas permis, je baignais dans les fruits de sa lumière. Une lumière qui me berçait, qui me gardait, qui me prenait comme une lueur nuptiale. Peut-être était-ce cela l’union sacrée, la naissance de l’Incendium Amoris du Règne Saint.

Et moi le loup je chantais pour elle. Je chantais à l’éternité qui est le seul temps qui existe vraiment. Ah ! J’aimerais tant pouvoir te confier ce que tu es en moi, cette flamme qui repose en mon coeur, ce feu immortel. C’est un besoin sans cesse plus important qui me pousse à hurler et quand j’y penses, je ne le comprends pas. Je ne peux le comprendre. Dans ce monde du rêve, là où les astres brillent de milles feux, je crois que l’amour n’a pas de véritable nom hormis celui d’absolu. Pourquoi toi et pas une autre, pourquoi moi, pourquoi est-ce que je t’aime ? Nul besoin de répondre, il n’existe pas de réponses. Ce qui est, est et reste à tout jamais.

Princesse, je t’aimais, je t’aime et je t’aimerais.

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Les Chants du Loup

Les Chants du Loup pdf Les Chants du Loup

 Ma première oeuvre sous copyright.

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